Post-Eire - La drogue de l'autre.
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Jeudi 29 Septembre

categories La drogue de l'autre. [14h56] La drogue de l'autre.

/images/envie.pngDans chaque début de commencement d'un début de pseudo relation, quelle soit fantasmée ou réelle, il y a cette petite boule dans le ventre. En fait pas exactement dans le ventre, légèrement plus haut presque au niveau du coeur, mais bien centrée.

Cette petite boule qui fait perdre la tête, qui fait mal, qui rend jaloux, qui rend heureux, qui fait pleurer et qui fait parfois aimer. Cette même petite boule qu'on a tant de mal à gérer quand elle arrive pour la première fois, celle qui fait apparaître des visages de l'autre un peu partout, celle qu'on prend souvent à tort pour de l'amour, celle qui peut rendre fou et qui peut mener à des actes irraisonnés.

Elle n'est bien souvent que le principal symptôme d'un sentiment de manque, d'une attirance physique, d'une complicité perdue ou voulue, mais elle est intrinsèquement liée au syndrome de la nouveauté ou du renouveau. Et de ce fait, je la considère comme une drogue dure avec les mêmes mécanismes : On a beau savoir que ça ne sert à rien et qu'on en tirera rien de nouveau, on court après le premier trip sans jamais pouvoir l'atteindre.

Qui n'a jamais eu la nostalgie de ses premières tentatives amoureuses ? Celles qui vous font rentrer chez vous en vous répétant inlassablement que nous n'êtes qu'une merde ne n'avoir pas eu le courage de lui faire votre déclaration. C'était des moments durs et cruels à vivre au présent, qui perturbaient les nuits et les jours. Mais malgré tout, la nostalgie existe belle et bien.

Et le pire, c'est que plus l'autre vous résiste, plus ce sentiment prend possession de vous, de vos actes et de vos principes.

Serions-nous maso ?

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