Post-Eire - séduction
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13 posts pour la cat�gorie 'séduction'

Mardi 05 Avril

categories Shopping [13h42] Shopping

/images/bottines.pngElle le regarde. Elle regarde sa bouche quand il parle, elle admire ses tempes se contracter. Il est drle, et ses 2 tours du monde le rendent forcment intressant. Lui au moins, il ne parle pas pour rien dire, ou pour s'couter parler. Il a galement cette classe de ne jamais rien ramener lui. Les sujets vont lui naturellement. Un frisson lui parcours le corps. Elle vibre.

"Tu rentres kan ?"

Cline va se marier dans 6 mois. Elle est dans ses prparatifs. La salle est booke, le traiteur aussi. Elle est heureuse. Un peu stresse, mais heureuse.

Elle sait que l'homme qu'elle va pouser est un mec bien. Depuis plus de 6 ans qu'ils sont ensemble, il la soutient, la fait rire, et il sait la supporter et grer ses dfauts, et elle fait de mme. Ils sont bien. Ils s'aiment.

Mais ce soir, l'homme en face d'elle n'est pas son futur mari. C'est Eric. De 3 ans son cadet, il gravite autour de leur groupe d'amis depuis plusieurs mois maintenant. Elle ne sait pourquoi, elle ne sait comment, mais cette homme la perturbe. Et cela commence de plus en plus se voir, faire jaser. Son mari d'ailleurs s'impatiente, elle devait rentrer tt du travail. Il est dj 20h.

"Je bois un verre avec Stf et des amis, ne m'attends pas".

Elle teint son portable. Son coeur palpite, elle sait que ce qu'elle vient de faire est mal. Mais elle a cette irrsistible envie de jouer avec le feu. De pimenter sa soire avec un peu d?insouciance.

Assis une table de ce pub parisien, ils sont 5. Stphanie est l aussi, son alibi lui permettant d'assurer qu'elle n'a pas menti.

Les changes de regards deviennent de plus en plus appuys, elle a chaud.

Les pintes se suivent, et les conversations sont mouvementes, Cline passe une trs bonne soire, elle n'a pas du tout envie de partir. Pourtant, il est l'heure semble-t-il. Ses amis lvent le camp. Stphanie lui tend son manteau qu'elle vient de retrouver sous la pile de vtements. Seul Eric semble vouloir rester seul sa table. Au moment ou elle s'apprte lui dire au revoir, il la prend par la main :

- Tu pourrais rester 5 minutes, s'il te plait, j'aimerai te parler d'un truc.

Elle rougit. Elle ne comprend pas. La situation va carrment sembler dplace dornavant, elle hsite, elle regarde Stphanie. Cette dernire lui susurre alors l'oreille : "Pas de btises, hein", puis lui adresse un clin d??il complice avant de s'clipser. Son alibi vient de s'envoler.

Elle panique intrieurement, mais tente de garder la face. Elle se rassoit gentillement, avec une fausse dcontraction. Elle tente une approche.

- Bah voil, je t'coute.

- A quoi tu joues ?, rtorque-t-il.

- De quoi ?

- S'il te plait, on est adulte tous les deux, ne joue pas la surprise avec moi. Tu sais trs bien ce qu'il en est, et je n'aime pas ce genre de situation.

- Bah, je ...

Cline, balbutie. Elle ne s'attendait pas cette attaque en rgle. Elle se rend compte que le jeu auquel elle voulait jouer, ne fait plus rire personne. Elle joue carte sur table.

- Je ... Je suis troubl, effectivement.

- Et ?

- Et quoi, c'est tout voil.

- Non, Cline. Ce n'est pas tout. Je suis fatigu de ce genre de jeux. J'ai bientt 30 ans, j'ai envie de me poser moi aussi, de trouver une fille bien. Je n'ai pas le courage de flirter pendant des mois avec une fille qui perturbent mes jours et mes nuits, alors qu'elle va se marier dans moins de 6 mois. Donc j'aimerai que tu arrtes s'il te plait. J'apprcie d'tre parmi vous tous, et je ne veux pas m'loigner cause de cela.

Cline encaisse. Ses sentiments se bousculent dans son esprit. Un mlange de satisfaction de plaire un garon qu'elle admire et de peur que ces petits regards appuys arrivent prendre de telles proportions. Touche, elle se dvoile :

- Peut-tre. Effectivement, c'est sans doute goste, et dangereux, mais je crois que j'en ai tellement besoin. J'ai besoin de plaire, j'ai besoin de TE plaire. J'ai besoin de sduire, de me prouver que je suis encore vivante, jeune et attirante. J'ai besoin de savoir que si je ne me marierai pas dans 6 mois, je pourrais refaire ma vie. J'ai besoin d'avoir la certitude de ne pas faire un acte dsespre. J'ai besoin de savoir que je me marie parce que j'ai trouv le bon, et pas parce que j'ai 33 ans et que a commence faire. J'ai besoin de me conforter dans l'ide que je ne me soumet aucune pression sociale, et que je ne cde pas aux appels dsesprs de ma mre qui me demande quand je me marie enfin ! Et puis, c'est aussi de ta faute. Tu es une paire de Gucci, lance-t-elle, fire de son effet venir.

- Une paire de Gucci ?

- Oui, tu es comme une paire de Gucci dans la vitrine. Elles sont belles, tu pourrais te les offrir mais au prix d'un sacrifice trop grand. Alors tu passes tous les jours devant la vitrine pour en profiter autant que tu peux avant qu'une autre vienne les acheter.

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Mardi 22 Septembre

categories Lasse de t'effleurer [00h34] Lasse de t'effleurer

/images/mp3.pngArticle 227-27 du Code pnal :
Les atteintes sexuelles sans violence, contrainte, menace ni surprise sur un mineur g de plus de quinze ans et non mancip par le mariage sont punies de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende lorsqu'elles sont commises par une personne qui abuse de l'autorit que lui confrent ses fonctions.


Il avait beau le savoir, lu en toutes lettres, a lui glace le sang. A bientt 26 ans, Guillaume enseigne au lyce Toulouse-Lautrec. La rentre n'a pourtant eu lieu que depuis trois semaines et il est compltement perdu.

En fin d'anne dernire, il l'avait bien croise dans les couloirs, cette jolie brune aux yeux verts; mais comme toutes ces jeunes filles fires de leur corps de femme tout neuf, elles n'en restaient pas moins que des enfants ses yeux.

Cette anne, fort de son sjour estival au Qubec, il avait dcid d'ajouter une dose de cohsion forte au sein de ses cours. Persuad que la philosophie ne peut se comprendre uniquement dans les livres ou dans une salle de classe, il organisait des rencontres philosophiques au caf du lyce, deux pas.

La premire semaine avait t mitige. Les lves taient mal l'aise de boire des pintes avec un prof du lyce. Puis les rencontres s'taient dtendues, un noyau dur commenait se former et l'couter avec beaucoup plus d'attention qu'en cours. Il encourageait galement les lves s'exprimer avec conviction, interagir entre eux et le tutoyer. Certains habitus du bar, qui avaient pourtant largement dpass l'ge d'tre au lyce, participaient galement aux conversations avec engouement.

Puis, doucement, en filigrane, il commena en apprendre davantage sur ces lves, sur leur vie prive, sur leur personnalit, sur leurs changes. Il apprit au dtour de quelques conversations les rapports tendus entre Dorothe et Mickal qui entretenaient une relation l'anne dernire, il su que Damien ne voulait pas rentrer chez lui parce que sa mre allait de toute manire rentrer plus tard que lui, il vit que Tristan sortait systmatiquement du bar en titubant. Puis il y avait Graldine.

Elle ne se tenait jamais bien loin de lui, toujours port de regard. Sa voix tait douce, mais avec un timbre plein d'assurance. Elle intervenait souvent bonne escient et lui parlait droit dans les yeux. C'est d'ailleurs ce regard qui avait commenc devenir pesant, ces grands yeux verts l'envahissaient de plus en plus et il en tait de plus en plus mal l'aise.

Puis il se mit la regarder. Il se surpris l'pier lorsqu'elle allait commander au bar, lui sourire pour un rien, et tout simplement la voir comme une femme attirante. Ensuite, il eut du mal trouver le sommeil : toutes ses penses se concluaient sur son visage, sur ses formes ou sur son parfum.

Durant les jours qui suivirent, il feinta l'ignorance et tenta de sauver les apparences, mais rien ne se passa comme prvu. En ralit, plus il essayait d'agir normalement, plus elle l'attirait et plus il perdait ses moyens. Au fond de lui, une force insurmontable souhaitait qu'elle sache l'effet qu'elle avait sur lui : Des mains qui s'effleurent, des sourires gns, des regards appuys, et autant de signes qui s'accumulrent, sans jamais dpasser la ligne jaune. Jusqu' hier soir.

La fin d'aprs-midi avait dbut comme prvu. Il avait rejoint une poigne d'lves au bar et il avait prvu d'aborder aujourd'hui un des sujets du bac de l'anne dernire : "Est-il absurde de dsirer l'impossible ?". Elle tait l. Il s'assit cot d'elle et prsenta le sujet. Au bout d'une heure, elle s'approcha de lui, et lui glissa l'oreille : "Est-il absurde de dsirer son enseignant ?".

Il sourit. Il ne trouva aucune rpartie rtorquer. Alors qu'il aurait habituellement balay d'un revers de main cette avance dplace, il tait paralys. Il savait qu'elle avait compris son malaise son petit sourire de fiert qu'elle abordait. Cette messe basse n'avait pas chapp aux autres lves, tout comme le petit jeu de ces dernires semaines qui alimentait les rumeurs. Quelques railleries fusrent. Il sut les faire taire avec brio et lana efficacement un nouveau dbat.

Puis vint la fin de soire. Il avait un peu forc sur les dernires pintes, et le bar commenait se vider. Graldine tait toujours l avec quelques lves, comme si elle attendait que quelque chose se passe. Pris d'un clair de lucidit, il st qu'il fallait mettre les choses au clair, il prpara son discours manichen dans sa tte et lui proposa de la raccompagner. Cela alimenterait encore un peu plus les rumeurs, mais "c'est un mal pour un bien", se dit-il.

En chemin, il se jeta l'eau :

- Tu sais que a ne va nous mener nul part ce petit jeu ?

- Je sais, mais c'est plus fort que moi. Je n'en peux plus, je n'imagine pas continuer ainsi.

- Mais tu es mineure, je peux perdre ma place et bien plus encore !

- Oui, mais je te plais non ?

Elle observait avec attention sa raction. Il s'arrta net comme pour donner de la solennit l'instant. L'clairage urbain donnait un reflet extraordinaire son visage. Elle tait belle. Avant qu'il ne puisse comprendre comment, son discours s'envola dans les mandres de son esprit, et ses lvres taient poses sur les siennes. Son parfum l'envouta, il glissa ses mains sur ses hanches et profita de ces quelques secondes comme d'un moment rare qu'il devait mmoriser sans s'attarder.

- Il vaut mieux en rester l.

- Non attends ... tu coutera a, la premire, lui dit-elle en lui glissant son lecteur MP3 dans la poche.

Il s'loigna, puis l'observa rentrer chez elle.

Il n'a pas trouv le sommeil cette nuit. Depuis plusieurs heures maintenant il repasse en boucle cette chanson, sans trouver de solution mais avec une irrsistible envie de goter l'interdit.



Et maintenant ?

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Samedi 27 Dcembre

categories Un instant anodin [23h14] Un instant anodin

/images/cacahuetes.jpgElle l'observait, adoss contre le mur, quelques mtres d'elle, en train d'avaler machinalement quelques cacahutes pour accompagner la bire bon march qu'il tenait dans l'autre main.

- Nomie ? T'en penses quoi ?

Merde, elle s'tait pourtant jur de feinter l'intrt envers son chef de service.

- Heu ... Non, mais sur le principe je suis d'accord, tenta-t-elle par rflexe en essayant de faire le lien avec la dernire phrase qu'elle avait coute.

- Tu vois, on est tous d'accord : Hugues a fait une connerie en acceptant la fusion des quipes. On va dans le mur pour boucler notre budget.

Elle avait acquiesc, son abruti de chef pouvait continuer son monologue en pensant captiver l'assistance. Franchement, hormis le petit nouveau qui buvait ses paroles comme dans un rite initiatique, elle ne voyait pas qui, parmi les 4 personnes autour d'eux, pouvait encore trouver de l'intrt dans son raisonnement. C'est tout de mme dingue qu'il ne leur foute mme pas la paix durant les rares moments de dtente entre collgues qu'offrent ces pots de fin de journe. Alors ok, le pot d'arrive de Stphanie, la dernire du service comptabilit, est un peu lger : Bires 1er prix, cacahutes, et quelques jus de fruit; mais qu'il saisisse au moins le prtexte pour leur parler d'autres choses que de ces conneries de budget qui n'intressent que lui.

Nomie s'loigna pour se rapprocher du vrai objectif de la soire : Jean-Marc. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait, ce type travaillait dans la mme boite qu'elle depuis plus d'un an, elle ne l'avait pourtant remarqu que depuis la semaine dernire : Ils avaient pris l'ascenseur ensemble, changs 2 mots, mais elle avait senti un malaise qui l'avait poursuivi depuis. Il n'y avait absolument rien de rationnel l dedans, il tait l'antithse de son type d'homme, il tait plus g qu'elle (enfin elle en avait l'impression), et surtout elle s'tait promis de s'loigner de ses collgues selon le bon vieil adage : Amour et travail ne font pas bon mnage.

Et pourtant, elle tait attire par lui d'une manire compltement incontrle. Elle ne savait rien de lui, pire encore, elle avait une quasi-certitude qu'un homme comme lui ne pouvait pas vivre seul. Mais peu importe, elle ne pouvait se rsoudre l'ignorer et ne pas saisir l'opportunit rare qu'offrait ce bizutage d'arrive dans le monde professionnel de Stphanie. Elle s'tait mme surprise rechercher la page Facebook de Jean-Marc, mais sans succs, elle allait donc devoir improviser pour amorcer son approche.

Bingo, ce cher Xavier, son co-bureau, est maintenant tout proche de lui, elle a donc une raison presque valable pour se rapprocher de ce petit groupe agglutin autour du bol de cacahutes. Elle y est. Elle sourit. Elle se sent ridicule. Elle pense que tout le monde sait pourquoi elle est l. Ca y est, il l'a vu. Aucune raction. Elle est dingue. Elle se sent possde par une volont qui n'est pas la sienne, elle a une boule dans le ventre.

Plus elle reste l, plus elle se sent ridicule. Elle n'arrive plus stopper le cheminement de ses penses. Xavier s'loigne, elle reste, alors qu'elle ne connait dornavant plus personne autour d'elle. Putain, et voil maintenant qu'elle se retrouve tout proche de lui, elle arrive mme sentir son odeur. Son odeur bordel. Son parfum l'envoute de plus bel, il sent super bon. Ce n'est pas possible, il faut qu'elle tente quelque chose. Elle tente de se concentrer pour couter les conversations. Le sujet tourne autour de la crise financire, pas terrible, mais elle peut s'en sortir. Elle prpare une phrase super constructive, qui va dans le sens de la dernire intervention de Jean-Marc. Elle se lance :

- Non, mais moi je pense que ...

- Bon, moi j'y vais, ma femme m?attend. Bonne soire.

- Bonne soire ...

Jean-Marc venait de lui glacer le sang, elle feinta le sourire le plus faux qu'elle pouvait raliser, finit sa phrase, puis rentra chez elle. Elle se rassura en pensant que personne ne saura jamais comment cet instant d'une banalit affligeante pouvait avoir eu une telle intensit pour elle.

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Mardi 19 Septembre

categories Le syndrme de l'amphithtre. [21h24] Le syndrme de l'amphithtre.

/images/orangina.pngElle lui fait un sourire, puis s'loigne en direction des toilettes. Il la regarde marcher en compagnie de sa soi-disant meilleure amie, qui n'a pas dit un mot de toute la soire. Son regard se pose sur les mouvements de ses fesses et de ses cuisses rebondies qui semblent bien l'troit dans ce jeans serr.

Ce court moment de solitude lui permet de prendre un peu de recul sur la soire. Il regarde ses collgues de promo se dandiner sur la piste de dance quelques mtres de lui. La bouteille de whisky qui lui a permis de rentrer dans la boite lui fait de l'?il. Il se ressert un verre en pensant qu'il a t bien con de flamber son fric pour impressionner les nanas qui le suivaient l'entre.

Manu se laisse aller sur la banquette que l'alcool rend confortable malgr les nombreuses traces de brlure de cigarette qui la souillent. Il se met alors repenser aux mois prcdents, et notamment la rentre universitaire. Ce premier jour dans son cole d'informatique, il avait fait l'inventaire des filles de la promo en balayant tous les rangs de l'amphi. "C'est pathtique cette anne." avait-il souffl son voisin de banc. Entre les cheveux gras, les crises d'acn tardives, les cellulites disproportionnes et les lunettes triple-foyer, Manu se croyait un casting pour le dernier spectacle des Deschiens.

Puis, au fil des semaines et des mois, ces visages disgracieux devenaient familiers, les formes s'affinaient psychologiquement, et la complicit naissait. Ainsi il fit de moins en moins la fine bouche, et commenait slectionner quelques proies potentielles, pourtant ignores jusqu'alors. L'autre facteur dterminant se dclencha lorsqu'il s'aperut qu'il ne semblait pas le seul avoir ainsi largit son seuil de tolrance, et il se surprit la concurrence avec un bon paquet de la promo pour savoir qui allait s'asseoir cot d'Elizabeth Legrand, pourtant sculpte dans une bouteille d'Orangina.

Quelque part, il avait gagn, car c'est bien elle qu'il venait d'embrasser avant qu'elle ne parte aux toilettes, mais d'un autre cot, il ne pouvait s'empcher de comparer Elizabeth avec les autres inconnues de la soire, et sa victoire devenait alors moins flagrante.

Manu haussa les paules et essaya de se concentrer sur la suite de la soire et sur l'endroit o il avait bien pu ranger ses prservatifs dans sa petite chambre universitaire o il comptait emmener Elizabeth.

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Dimanche 02 Avril

categories Coton rond. [22h48] Coton rond.

/images/mascara.pngLa plupart des femmes autour de moi ont le plus souvent us de divers atouts dans leur jeu de sduction, du plus simple au moins conomique. Quels que soient ces artifices, de la plus petite nue de parfum bon march au plus cher des mascaras volumisateurs, ils sont phmres, car presque toujours, le mme mange, ce morceau de coton qui vient mettre fin ces amplificateurs d'atouts physiques.

Elle observe alors son reflet soigneusement se transformer en clown triste, le mascara tal l'espace d'un instant sur les joues o la couche de fond de teint laisse rapparaitre les impurets d'une peau qui a vcu les guerres de l'acne juvenile et de la varicelle infantile.

J'ai toujours trouv ce moment triste et amer, comme un rvlateur de fin de soire manque puisque en cas de rencontre fortuite, la pause dmaquillage est bien souvent oublie : "Tant pis pour ses oreillers, il n'avait pas qu' m'inviter boire un verre."

Et pourtant, de tous ces artifices, il y en est un qui me fait plus d'effets que tous les autres, un qui me rassure, me renvoyant aux baisers de bonne nuit de ma mre dans ma plus tendre enfance, ou des premires nuits attendre fbrilement dans un lit vide qu'une demoiselle morte de trouille ressorte gne en nuisette de la salle de bain. C'est l'odeur du lait dmaquillant.

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Vendredi 28 Octobre

categories Fainantise sentimentale. [13h58] Fainantise sentimentale.

/images/sensualite.pngIl ne sait pas vraiment pourquoi il a rpondu son invitation. Il sait bien au fond de lui qu'il n'y a rien d'anodin dans cette visite, ils sont tous les deux clibataires, l'ambigut est certaine. Une partie de lui sait ce qu'il va se passer, l'autre en a peur et lui retourne le bide.

Il sent qu'il vieilli. Il a de plus en plus de mal dtacher le sexe des sentiments. 'Un comble pour un mec' dit la socit, mais c'est un fait. Fini les parties de jambes en l'air sans lendemain, les nuits 'sans engagement' il n'y croit plus. Pour lui ce sont des leurres, puisque la boule dans le ventre est bien relle dans la gestion de 'l'aprs', voir mme, comme bien trop souvent, quand il ne s'agit pas de jalousie ou de possessivit.

Plus rien n'est neutre, l'adolescence est termine, ses partenaires ont leur vie, leurs expriences, un contexte a prendre en compte et sur lequel il a un impact. Il ne peut plus se permettre de repartir comme il est venu, il n'a plus envie de jouer, il veut changer. Plus rien n'est anodin.

Il arrive chez elle. La soire se passe bien, et la complicit s'installe peu peu. Il s'avance petit petit au pied du mur comme si c'tait crit, comme il le savait depuis le dbut, pas de surprise. Elle est belle, elle sent bon, mais il ne peut pas. Pas ce soir. "Je ne suis pas prt" lui susurre-t-il l'oreille. Elle a ce sourire de la dception fataliste. Elle se blottit contre lui. "C'est pas grave".

Il est bien, et c'est bien l tout le problme. Il est tellement bien avec elle qu'il n'a pas besoin de lui faire l'amour pour l'tre d'avantage. Une nuit contre elle est beaucoup plus cher ses yeux qu'une nuit d'amour.

Il espre qu'elle le comprend.

[Ce post est inspir des superbes planches de Laurel.]

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Vendredi 14 Octobre

categories Approche, je ne m'enfuirai pas. [11h16] Approche, je ne m'enfuirai pas.

/images/flirt.pngComme prvu, il est un peu en retard. Juste quelques minutes, parce qu'il ne voulait pas qu'elle attende trop longtemps, mais il ne voulait pas non plus montrer qu'il n'avait rien d'autre faire de sa journe.

Il la reconnat tout de suite. Elle a chang, elle s'est coupe les cheveux, mais elle est toujours aussi belle. Il s'approche, elle lui sourit. Il guette tous les signes qui pourraient trahir ses impressions: il la trouve sincre, elle n'a pas l'air de cacher une quelconque dception.

Elle se lve, le sourire toujours imprim sur son visage, elle se penche vers lui, tend sa joue, tout en approchant la main vers son paule. Bises. Premier contact. Elle sent bon. Sa main trane un peu sur son paule et glisse le long de son bras. Dtail qui ne trompe pas. Il frissonne.

Il s'assoit, s'excuse par politesse et lui demande comment elle trouve le restaurant. Il a choisit, elle ne connaissait pas, elle aime bien. Il sourit.

S'en suivent diverses conversations anodines entrecoupes par les interventions du serveur. Il fait tout pour aiguiller les discussions vers le seul sujet qui l'intresse : Est-elle clibataire ? Il essaye de trouver des indices dans son discours, mais il ne trouve rien de bien concluant, juste quelques signes par-ci par-l. Il se jette l'eau. Elle est toute seule, "pour le moment" prcise t-elle. Il lui confirme tout autant son clibat non-dsespr. Il se trouve bte, quelle ide d'avoir pos cette question, pourquoi serait-elle l ce soir s'il en avait t autrement ?

Les bases sont claires dornavant, le coin du voile tombe, ils se mettent parler d'eux, d'avant. Ils partagent leurs souvenirs, elle se souvient de choses qu'il avait oublies, il sourit, les souvenirs se font alors plus prcis, plus intimes. Malaise.

L'alcool aidant, il commence sentir une lgre excitation. Son parfum, son sourire, son charme, ces souvenirs partags, il a envie d'elle. Il approche nonchalamment sa main de la sienne. Contact. Acclration cardiaque. Elle continue de parler. Il caresse alors imperceptiblement le dos de sa main. Pousse d'adrnaline. Elle lui sourit. Elle prend sa main dans la sienne. Addition.

Ils sont dans la rue, il parle, elle le regarde avec envie. Milieu de phrase, elle le plaque contre la vitrine et l'embrasse. Elle se recule, elle sourit. "Tu viens boire un verre la maison ?", dit-il avec une fausse navet.

A peine arrivs, ils ne prennent pas le temps de boire un verre, ils sont dj nus dans son lit. C'est bien le problme avec les exs, on connat l'autre par coeur, on connat ses ractions, les automatismes reviennent trs vite, on ne se pose pas de question. A la diffrence d'une histoire neuve, pas de paliers, pas de dcouverte de l'autre, les tapes s'enchanent avec une rgularit qui le surprend lui mme.

C'tait bon, elle est toujours aussi belle et toujours aussi doue. Il s'allonge, elle se blottit contre son paule. Malaise. Et maintenant ?

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Samedi 08 Octobre

categories Murder on the dance floor. [12h58] Murder on the dance floor.

/images/shoes.pngFranois est le 5me de la bande. Mme s'il est sans doute le plus distant. Toujours par monts et par vaux, toujours squatter dans la dernire boite branche du moment. Il est une tte connue des nuits parisiennes. Depuis le temps, il ne peut aller nul part sans croiser un visage familier, une amiti d'alcoolique, ou une ex.

Enfin quand il dit ex, il pense une nana avec qui il a partag la nuit. De petits moments phmres, parfois amens se reproduire mais pas trop longtemps, ni trop souvent. Il n'aime pas quand elles s'attachent, a devient malsain.

Depuis toutes ces annes, il a affin son jeu de sduction. Il en connat trs bien les mcanismes. Il sait qu'au travers du regard de l'autre on se juge soi-mme, on apprend se rassurer et savoir de quoi on est capable. Au dbut, il s'intressait ces nanas discrtes et jolies. Souvent inexprimentes, il les couvait et les protgeait d'avantage qu'un rel change. Ennuyeux. Alors il est pass autre chose.

Progressivement, il a cherch d'avantage de comptition. Des jeunes femmes mignonnes avec un caractre bien tremp. Un rel challenge, une vraie comptition, il devait s'y prendre plusieurs fois pour percer leur carapace. Mais une fois qu'elles s'abandonnaient afin lui, il retrouvait ses mmes petits tres qui avait tant besoin de lui, tant besoin d'tre rassurs.

Alors il a pass le cap. Il s'est rapproch de ces stars de la nuit, ces icnes des podiums. Ces filles dont il n'aurait jamais pens s'approcher plusieurs annes auparavant tant elles l'impressionnaient. Mais maintenant, il a pris de l'assurance, il connait le jeu du regard et du corps de la piste de danse. Ce jeu muet et sensuel, si facile compar aux ternelles sorties restau et cin des autres approches. Quand il arrive concrtiser ses nuits avec l'une de ces divas modernes, il est toujours surpris de voir, qu'au contraire des autres, elles ne profitent pas de ces moments privilgis pour baisser la garde, pour s'abandonner lui, non, elles continuent leur show, elles se sont convaincues que leur propre plaisir passait au travers de celui de l'autre.

Ce genre de relations lui allait ravir. Ne pas se poser de questions, des nuits torrides, un ego flatt, sans lendemain. Plus de questions existentielles et de coups de fil en pleine nuit d'une ex larmoyante. Il se sentait bien.

Et puis, un matin, sans prvenir, il eu cette petite boule dans le ventre. Elle lui avait dit qu'elle s'appelait 'Zara', mme si a sonnait un peu trop strotyp pour tre honnte. Il ne sut trop pourquoi, alors qu'il tait moiti assis dans son lit, avec comme seul vtement le drap stratgiquement dispos sur lui, quand il l'a vu se rhabiller, mettre sa veste, lui adresser un baiser sur le front et franchir la porte, il reut une rafale d'images de tous ces petits moments qu'il avait pass avec elle la veille. Elle tait belle. Non, cette fois il le savait, il ne voulait pas en rester l.

Il la rattrapa in extremis devant la porte de l'ascenseur. Essayant de bloquer avec son coude le drap, qui sauvait sa dignit vis vis de sa voisine en train de l'observer au judas, il russi noter le numro de tlphone de la miss.

Il pu la revoir, plusieurs semaines de suite, il construisit avec elle une complicit faite de petites choses partages. Il se raccrochait inconsciemment chaque petit dtail pour crer un petit cocon. Elle le faisait rire. Pour la premire fois de sa vie, il avait envie de la rassurer, mais elle ne semblait pas en avoir besoin. Il tait bien, leur jeu de sduction augmentait de faon linaire, au fur et mesure qu'ils apprenaient se connatre.

Puis un jour, sans crier garde, alors qu'il s'tait encore accroch la veille plusieurs dtails qui ne trompaient pas sur les sentiments partags de la demoiselle, elle ne lui rendit plus rien. Elle devint monosyllabique, et la petite bulle de leur cocon commena se dgonfler. Il eu beau essayer de souffler, elle tait pass autre chose, et une demie-bulle, a tient pas longtemps.

Alors il n'eut plus got rien, lui, Franois le fort, le beau-gosse, l'homme de la nuit, compris qu'une priode tait finie. Il pensait traner encore les mmes boites en lunettes de soleil, 40 ans et rouler en dcapotable. Il n'en sera rien. Il avait maintenant envie d'un petit bout de femme rassurer et aimer, sans piste de danse.

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Jeudi 29 Septembre

categories La drogue de l'autre. [14h56] La drogue de l'autre.

/images/envie.pngDans chaque dbut de commencement d'un dbut de pseudo relation, quelle soit fantasme ou relle, il y a cette petite boule dans le ventre. En fait pas exactement dans le ventre, lgrement plus haut presque au niveau du coeur, mais bien centre.

Cette petite boule qui fait perdre la tte, qui fait mal, qui rend jaloux, qui rend heureux, qui fait pleurer et qui fait parfois aimer. Cette mme petite boule qu'on a tant de mal grer quand elle arrive pour la premire fois, celle qui fait apparatre des visages de l'autre un peu partout, celle qu'on prend souvent tort pour de l'amour, celle qui peut rendre fou et qui peut mener des actes irraisonns.

Elle n'est bien souvent que le principal symptme d'un sentiment de manque, d'une attirance physique, d'une complicit perdue ou voulue, mais elle est intrinsquement lie au syndrome de la nouveaut ou du renouveau. Et de ce fait, je la considre comme une drogue dure avec les mmes mcanismes : On a beau savoir que a ne sert rien et qu'on en tirera rien de nouveau, on court aprs le premier trip sans jamais pouvoir l'atteindre.

Qui n'a jamais eu la nostalgie de ses premires tentatives amoureuses ? Celles qui vous font rentrer chez vous en vous rptant inlassablement que nous n'tes qu'une merde ne n'avoir pas eu le courage de lui faire votre dclaration. C'tait des moments durs et cruels vivre au prsent, qui perturbaient les nuits et les jours. Mais malgr tout, la nostalgie existe belle et bien.

Et le pire, c'est que plus l'autre vous rsiste, plus ce sentiment prend possession de vous, de vos actes et de vos principes.

Serions-nous maso ?

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Vendredi 23 Avril

categories Un peu trop d'imagination surgie du pass. [11h44] Un peu trop d'imagination surgie du pass.

/images/neon.gifBientt plus d'une heure que l'on discute. Ses grands yeux noirs m'envotent. Elle me raconte sa vie, ses histoires de coeur, ses angoisses. Elle a besoin de parler, et un inconnu comme moi semble parfait pour ce genre de thrapie.
Sa cinquime bouteille de Smirnoff Ice semble faire de l'effet, elle commence rire et son regard se perd dans les brumes d'alcool.

Machinalement et pour me donner une consistance, je joue avec un paquet de Camel pos sur la table. Elle pose sa main prs de la mienne et me frle imperceptiblement, mais suffisamment pour dclencher un frisson tout le long de mon bras et pour tripler ma pulsation cardiaque.
Elle n'a pas encore parl d'un ventuel copain qui partageait sa vie, elle n'a pas non plus explicit un quelconque clibat. Un signe qui ne trompe pas, la psychologie typique de la fille ne voulant dcourager personne : soit elle a quelqu'un et elle a envie de laisser l'espoir, par curiosit ou par envie; soit elle n'a personne mais ne veut pas passer pour une dsespre. Dans tous les cas, elle ne semble pas avoir envie d'en rester l.

Tout en continuant de parler, son index caresse maintenant discrtement ma main, et un trs lger sourire apparait sur son visage. Je sent alors sa jambe se rapprocher doucement de la mienne, elle entreprend alors un distrait mouvement de haut en bas. Au travers du frottement avec mon jean, je devine son collant et me rappelle alors la jupe mi-longue qu'elle portait en arrivant.

Personne autour de nous semble voir se qu'il se passe. Je dcide donc de prendre les choses en main et je m'approche de son oreille, utilisant ma main pour en carter le rideau de cheveux qui la protgeait. Mon mouvement se prolonge sur sa nuque et son parfum exalte alors, dclenchant une rafale d'images qui me bombarde l'esprit : Je nous vois en train de nous embrasser au pied d'un lampadaire, je la vois en train de courir en talons dans une rue dserte et pave, ses cls et son sac dans une main, moi de l'autre. Je nous vois debout, l'un contre l'autre, elle adosse contre sa porte d'entre, et moi, ma main sur sa cuisse remonte. Je nous vois allongs sur son lit, en train de retirer frntiquement nos vtements, je la vois dgrafer son soutien gorge laissant apparatrait deux seins lgrement excentrs et discrets, mais magnifiques. Je me vois perdu dans son entre-jambe croisant son regard remplit de plaisir. Je nous vois en train de faire l'amour, clairs uniquement par une lumire bleue et tamise, diffuse par le non de l'htel bon march du trottoir d'en face. ..

Juste avant de commencer parler, je m'aperois que la fille de ces images strotypes n'est pas la fille assise en face de moi. Non. Cette dernire me dgote, l'autre m'envote. Le visage que je carresse, les lvres que j'embrasse et la peau que je gote ne peuvent appartenir qu' une seule personne, et il est trop tard pour la rejoindre.

- "Dsol, je dois y aller".

Je sens sa moue vexe derrire mon dos. Plus de mtro je rentre pied.

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Samedi 28 Fvrier

categories Os court, os court ! Il manque ... [14h36] Os court, os court ! Il manque ...

/images/desir.jpgLes pupilles sont dilates, les mains fbriles, les nuits agites. La frustration du clibat se fait sentir parmis les Erasmus.

Alors que beaucoup de couples se forment et se dforment dans cet immense melting-pot que crent les nombreuses soires, certains restent en marge. Volontairement ou invonlontairement.

L'envie de s'abandonner, de se livrer, d'avoir quelqu'un sur qui se reposer devient pressante. Ainsi, les prises de courage tardives des derniers mois, l'arrive de l'chance du dpart, devraient voir arriver leurs lots de couples tant attendus.

De l faire le parallle avec l'isolement des militaires, il n'y a qu'un pas. Mais heureusement, le sentiment de frustration sexuelle n'est pas aussi violent ici.

Quoique...

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Jeudi 23 Octobre

categories Orgueil mal plac [20h14] Orgueil mal plac

/images/contrast.jpgLe pouvoir de valorisation de la sduction est immense. Nombreux sont les gens ici qui perdent leurs moyens et leurs convictions au dtour d'un sourire, d'un compliment ou du fait d'un quelconque intrt port leur gard.

Mais que ce jeu de la sduction est dangereux, car tout le monde a besoin d'un but en ce bas monde. Tout le monde est la recherche d'une motivation pour rythmer ses soires et ses journes.

Or derrire ce qu'on pourrait appeller sduction, jeu ou charme se cache en ralit d'autres sentiments beaucoup plus lourds de consquences tels que l'orgueil, l'envie ou la jalousie.

Le mot 'jeu' est donc dfinitivement mal choisi, et c'est bien dommage, il serait pourtant si bnefique certains de se laisser tenter l'espace d'une soire, ou plus...

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Mardi 19 Novembre

categories Test Love Power [19h58] Test Love Power

/images/baiser.jpgLui, il n'avait rien demand. D'accord, il l'avait remarqu, mais sans plus. Enfin, autant qu'il remarque toutes les filles en fait. C'est humain, surtout que son clibat commence lui peser... Tous ces potes sont cass, alors, il est toujours l'affut... ELLE, c'tait une fille de plus, mais comme toutes les autres, inaccessible, trop bien pour lui... Oui, mais voil, elle s'est mise lui parler, rgulirement, puis tous les jours... la pause caf, elle venait le voir, elle lui souriait mme, elle riait ses blagues...

Au dbut, il se disais qu'il se faisait des films, que c'tait juste une fille sympa... Bon, lorsqu'elle s'est mise parler de son copain, il a t un peu deu... Certainement qu'il cultivait un peu l'espoir au fond de lui mme... Mais, les semaines passrent et elle tait de plus en plus proche de lui, elle lui mettait mme la main sur l'paule quand elle lui parlait...

Et l'autre jour, pendant la soire, elle l'a embrass sur la joue, comme a, pendant qu'il parlait, sans raison... a l'a fait mme beaucoup rire, mais lui a l'a perturb toute la nuit... et les nuits suivantes, car de jour en jour elle tait de plus en plus proche de lui, elle l'invitais toutes ses soires, et chaque fois, il n'y avait pas son copain, elle lui a mme pass la main dans les cheveux... Tous ces potes lui disait qu'il tait aveugle, que a sautait au yeux qu'elle tait folle de lui... Alors un soir, il se jetta l'eau... :

"Ca me touche beaucoup tu sais, mais de mon cot, il n'y jamais rien eu que de l'amiti ! Dsol, vraiment que tu l'ais compris ainsi ..."

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Elle, avec son copain depuis plusieurs mois (voir plusieurs annes), elle a envie du piment du clibat ! Elle a envie de sduire, de jouer ce jeu de sduction, elle a envie de cela ... mais attention, sans jamais aller trop loin, non, jamais de faux pas ! Elle reste fidle. Alors, elle s'amuse avec les clibataires de son entourage, elle virvolte, elle sourit. Elle en a mme repr un pas mal, mais qui ne semble pas vraiment interress par elle. Un dfi pour cette charmante demoiselle ! Elle va tout faire pour le faire craquer... C'est vrai qu'il est sympa, mais il a l'air de ne pas la considrer pour autre chose qu'une amie... Son pouvoir de sduction serait-il affect ? Elle passe donc la seconde pour vraiment le faire craquer...

Enfin il craque, elle savait bien qu'elle pouvait le faire... Mais tout de mme pour qui il se prend... ELLE a un copain tout de mme...

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Une fois de plus, il est dmoralis, dcidement personne n'est fait pour lui... Dgout, coeur, il retourne son boulot, de toute faon, il se sait faire que cela...

['IL', ce n'est pas moi, mais a aurait pu il y a quelques annes... En tout cas des 'IL' et des 'ELLE' il y en a beaucoup trop autour de moi, surtout des 'ELLE'...]

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