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Mercredi 20 Avril

categories Benoit Croix V Baton [23h13] Benoit Croix V Baton

Non c'est tout, j'avais juste envie de la faire celle là.

Désolé.

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Mardi 19 Avril

categories Rituel quotidien. [22h27] Rituel quotidien.

/images/keys.jpgQuelques dizaines de mètres avant d'arriver, je sors déjà mes clefs, comme si cet acte allait me rapprocher un peu plus rapidement de ma destination. Lourde porte vitrée, boîte aux lettres, ascenseur, palier, porte d'entrée.

L'odeur habituelle et rassurante de l'appartement m'envahit. Je déverse porte-feuille, papiers et petite monnaie sur la table du salon. Elle est là, tassée sur le canapé, genoux repliés, serrés contre sa poitrine, soufflant sur sa tasse de thé bien calée entre ses mains, comme si ce recipient avait été modelé pour occuper exactement l'espace restant entre son menton et ses cuisses. Le fait qu'elle soit toujours en robe de chambre alors qu'il est 19 heures passé, m'indique clairement qu'elle ne se doute même pas de la température extérieure.

Son regard est fixé sur la télé, pas même une pupille dans ma direction, c'est desormais évident. Elle fait la gueule.

Sans grande conviction, je passe alors rapidement en revue les éléments en ma possession afin de trouver l'objet du délit. En vain, naturellement.

J'ose alors une approche et m'avance alors, faussant le naturel :

- Bonsoir !

- Bonsoir ...

Ok, la messe est dite, il y a un abcès à vider ce soir.

- Ca va ?

- Ca va ...

Bon. Le signal est clair. Feinter l'ignorance maintenant serait jubilatoire pour l'orgueil mais inutile dans l'objectif de sauver la soirée. Il s'avère cependant que je n'ai jamais aimé joué à ce jeu très féminin du "Je-fais-la-gueule, -si-tu-sais-pas-pourquoi-t'as-qu'à-chercher, -parce-que-pour-moi-c'est-évident, -mais-j'ai-pas-envie-de-te-le-dire".

Je dresse tout d'abord le tableau de sa journée. Seule dans l'appartement à réviser, il semble évident qu'elle a mariné un truc pas net. Tout juste si elle ne m'en a pas voulu pour le simple fait que je sois sorti alors qu'elle restait à la maison. Comme si passer 8 heures de ma journée devant un écran à tenter de maîtriser un client en ébulition me réjouïssait. Il semble pourtant clair que n'importe quel pretexte a dû faire l'affaire aujourd'hui : Promesse de coup de fil non tenue, cafetière pas nettoyée ce matin, lunette des WC non rabattue ou simplement une de mes phrases de la veille sortie du contexte et remodelée afin de la transformer en motif valable.

J'abandonne avant même d'avoir commencé et tente lâchement une approche crapuleuse de rafale de chatouilles. Echec total, griffure, et pire un "Arrêtes, tu me fais mal !" on ne peut plus clair.

S'en suit alors une bonne demie heure de gentillesses et courbettes en tout genre tentant ainsi de me rattraper d'une faute que j'ignore. Travail de fond ayant comme résultat un sourire à demi-effacé, mais un sourire quand même.

Je m'enfonce alors dans la brèche en brodant quelques ragots du boulot et du voisinage, appuyant ainsi sur le point faible du commérage qui s'avére très efficace.

Après quelques rires de moins en moins esquissés, je tente la touche de tendresse en reposant ma tête sur ses jambes maintenant détendues. Mais elle me repousse, se relève brusquement, se tint entre la télé et moi, immobile, me fixant droit dans les yeux avec ce regard de chipie qui ne s'est pas assez défoulée aujourd'hui. Elle sourit, fait mine de partir et au dernier moment, relève sa robe de chambre, dévoilant ainsi l'espace d'une seconde, une paire de fesses nues, puis court vers la chambre en riant...

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Ce soir, rien de tout ça. Je rentre dans un appartement vide, personne pour m'attendre, et tous les objets que j'avais disposés ça et là dans l'espoir de les voir se ranger tout seul pendant mon absence sont restés désespérement immobiles.

Aucune surprise, aucun signe, juste quelques lignes pour tenter de décrire ce qu'une soirée idéale peut avoir de banal lorsqu'on la vit au présent...



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Samedi 16 Avril

categories Le Référendum des doléances. [16h38] Le Référendum des doléances.

/images/urne.jpgDès le lendemain de l'annonce du référendum du Traité de Constitution Europénne, comme ça sans réfléchir, je votais OUI.

Comment faire autrement après un an passé en Irlande à cotoyer toutes les nationalités européennes et même plus, et surtout après avoir vu tout le bien que l'Europe a pu apporter à l'Irlande en 10 ans.

Puis, comme je n'aime pas voter par principe, j'ai décidé, tout de même, de participer à des débats sur cette constitution, histoire (pensais-je naïvement) d'avoir des arguments pour prêcher autour de moi la bonne parole.

Loin de me persuader, ces débats ont fait germer au fond de moi un truc bizarre : Le doute.

- Il y a déjà eu l'Adoption de principe par le conseil européen de la brevetabilité des logiciels, alors même que la constitution renforce les pouvoirs du conseil.

- Puis il y a eu cet argumentaire qui consiste à dire que la France ne sera que d'avantage écoutée après la victoire du non.

- Enfin et surtout, il y a cette possibilité offerte de voter non pour freiner l'Europe, passée à mon goût trop rapidement de 12 à 25. Rapidité qui ne permettera certainement pas d'absorber la misére des pays de l'Est.

Ainsi, à l'issu de ces débats, c'était clair : C'était NON.

Puis une petite voix au fond de moi m'a pressé de réfléchir encore d'avantage à ce que je faisais. A prendre une feuille de papier et à y noter quelques vérités :

- Une constitution n'est pas une série de lois pour les années à venir, c'est un cadre dans lequel le pouvoir legislatif fera son travail. Social ou libéral selon les orientations politiques du parlement européen, c'est à dire selon les résultats des prochaines élections européennes.

- Les vertues sociales, écologiques et laïques voulues par beaucoup ne sont même pas dans la constitution Française.

- Les possibilités d'obtenir d'autres avancées sont quasi-nulles, ce traité étant le plus petit dénominateur commun ayant pu être trouvé entre tous les pays d'Europe. Dire non c'est laisser partir le train sans nous et rattraper inexorablement le wagon dans quelques années. La meilleure façon d'avoir le pouvoir de faire changer les choses et de ne pas laisser les autres décider sans nous, c'est d'accepter ce premier pas.

Mais surtout, comme dirait un de mes collègues insaliens : "Voter non, c'est être assimilé à tous ces [...] de beatnicks et autres communistes." ;)

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categories Anniversaire, 3ème. [11h35] Anniversaire, 3ème.

Je ne vous ferais pas l'affront de fêter les 3 ans de création de ce blog au vu de la faible productivité de ces derniers mois, mais le coeur y est...

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Mardi 05 Avril

categories Envies de tour du monde en tongs. [19h21] Envies de tour du monde en tongs.

/images/voyage.gifLe technologie de l'information ayant finalement décidé de s'introduire chez moi par l'intermédiaire de cette petite horloge à diodes vertes, je peux finalement reprendre du service en continuant cette page gribouillée depuis bientôt 3 ans.

Depuis ces quelques mois de quasi absence, le blog en tant que tel, est encore plus devenu à la mode. Tant pis pour moi.

Mais, je m'aperçois que je possède toujours cette envie d'écrire, ce que je n'aurais jusqu'alors que peu soupçonnée. Parce qu'en réalité, pas grand chose explique cette non-productivité bloguesque depuis mon retour d'Irlande (enfin, depuis mon "vrai" retour, quand j'ai remis les pieds sur terre) pas grand chose, si ce n'est ce manque flagrant de temps pour moi.

Alors, ouais, c'est super, je gagne ma vie. Fini les économies pendant de longs mois pour acheter des bouts de machins, fini les comptes d'apothicaire après les sorties trop arrosées. C'est très appréciable, mais j'avoue que certains soirs, je me demande si le jeu en vaut vraiment la chandelle. Car même si l'on a toujours tendance à idéaliser nos souvenirs, j'ai presque la nostalgie de cette insouciance étudiante, alors que j'aurais à l'époque tout donner pour accélérer le temps et me retrouver à la place que j'occupe aujourd'hui.

Jamais content.

D'où l'objectif avoué des prochains mois : Continuer à jouer sur tous les tableaux : amour, travail, santé, famille, amis, tout en persévérant dans mon projet de maître du monde qui souhaite en faire le tour avec un baluchon et un billet-open...

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Mardi 22 Mars

categories Elle est là... [15h00] Elle est là...

/images/serpentin.gifPatience...

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Samedi 05 Mars

categories Décoration au Gingembre... [16h40] Décoration au Gingembre...

/images/tabouret.jpgLe seul avantage à vivre sans Internet alors que vous venez tout juste de réouvrir votre Blog, et que votre vie sociale IRL frôle le zéro absolu, c'est lorsque cette coupure correspond aussi à votre déménagement.

De cette façon, le temps gagné à ne plus chatter pendant des heures avec des gens à la vie sociale bloguesque , ou à ne plus surfer sur des sites plus ou moins inutiles, c'est autant de temps gagné pour vous occuper de votre nouvel appartement qu'il est bien.

Une fois la phase cartons passée, et la phase électroménager stoppée pour cause de suicide de banquier, reste la phase déco, qui m'a permis de décupler la part féminine qui sommeille, parait-il, dans tout homme qui se respecte. Ainsi, sans pour autant remettre en cause mon hétérosexualité, je me suis surpris à rester plusieurs minutes dans mon clic-clac trônant au beau milieu de mon salon aux murs blancs et vides, pour ainsi rêver à des canapés d'angle et à des soirées orgiesques qui pourrait être organisées dans ces 20m². Puis, après une lecture approfondie des causes de surendettement chez les jeunes cadres dymaniques en pleine frénésie financière, j'ai du remettre cette folie des grandeurs à plus tard.

Seul subsiste ce projet un peu fou du Bar de Salon, qui pourrait s'installer dans le coin là, juste à coté de la plante verte. Petit meuble d'angle avec ces deux tabourets de bar, avec une petite étagère où pourrait se placer ma collection de verre ramenée d'Irlande, ainsi que ce porte bouteilles renversées contre le mur, où d'un geste de la main vous pouvez servir les cocktails les plus aphrodisiaques...

Un verre à la maison ça vous dit ?

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Lundi 28 Fvrier

categories Infirmières Academy [16h28] Infirmières Academy

/images/infirmiers.jpgLundi dernier, j'avais enfin retrouvé ma télécommande dans un de mes cartons, lorsque au milieu du réglage des chaînes je suis tombé sur le "reportage" sur France 3, quatre épisodes sur le milieu hospitalier : Hôtel-Dieu.

A mi-chemin entre Strip-Tease et Urgences, cette nouvelle adaptation de la télé-réalité à la frontière du documentaire est époustouflante. Montrer la réalité de l'hopital, dans ses joies comme dans ses peines, avec authenticité et sans voyeurisme, vous renvoie en pleine figure le quotidien des métiers de la santé.

J'ai de l'admiration pour ces gens qui affrontent en face la réalité de la vie. Ces personnes qui arrivent à vivre normalement, tout en cotoyant constamment la détresse et la tragédie humaine.

Personnellement, je ne peux pas avancer sans oeillères, sans blindage, il faut qu'une partie de moi fasse en permanence abstraction de la détresse humaine, tandis que l'autre prie secrétement pour passer entre les gouttes de la fatalité.

Vous pouvez appeller ça de la lâcheté, je préfére appeller ça de l'auto-défense.

Quoiqu'il en soit, ce soir, n'hésitez pas à aller y jeter un coup d'oeil, 20h55, France 3.

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Lundi 21 Fvrier

categories Cordon sectionné. [10h47] Cordon sectionné.

/images/freebox.pngJe me doutais bien que j'allais devoir attendre pour obtenir ma connection Internet dans mon nouvel-appart-qu'il-est-bien. Mais je ne me doutais pas que ce qu'il allait prendre le plus de temps c'est d'obtenir cette #!%$£ de facture France Télécom, nécessaire pour l'envoi du dossier Free.

Après une semaine d'attente et un scandale infructueux à l'agence France Télécom, qui m'a valu les gros yeux du vigile, je désespère.

Toute astuce ou estimation de délai est là bienvenue...

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Mercredi 09 Fvrier

categories On ne vit qu'une fois. [21h09] On ne vit qu'une fois.

/images/carton.pngEn plein déménagement, je cumule retour tardif du boulot avec faisage de carton en retard. Je n'ai jamais été très efficace pour les déménagements ou les rangements de printemps. Je m'attarde constamment sur la moindre photo ou lettre retrouvée lors de fouilles archéologiques entre le bureau et le radiateur. Le moindre pretexte ou support qui peut me permettre de me remémorer un souvenir d'enfance ou d'adolescence est saisi.

Mes vacances paradiasques de 95, cette photo à 7 dans un photomaton au lycée, ces voyages scolaires en Angleterre, tous ces gens que je ne revois plus mais dont je connais jusqu'à la date de naissance... Entre nostalgie et satisfaction d'une adolescence réussie, j'enroule de chaterton ce carton rempli de souvenirs en espérant, dans une ultime utopie, qu'il ne contient pas le meilleur de mon existence.

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